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Considérations juridiques relatives à la création d'une coentreprise aux Pays-Bas

Vous souhaitez vous implanter aux Pays-Bas ? Développer votre activité existante ? Ou peut-être vous associer à d’autres entrepreneurs néerlandais ou étrangers pour lancer un nouveau service ou produit qui révolutionnera le marché ? Nous pouvons vous accompagner dans toutes vos démarches administratives et pratiques. Intercompany Solutions Notre cabinet est spécialisé dans la création d'entreprises néerlandaises, notamment sous la forme de la BV (société à responsabilité limitée). Nous avons déjà accompagné de nombreux étrangers dans cette démarche et pouvons également vous aider grâce à notre expertise et à notre vaste réseau dans ce domaine.

Si vous souhaitez savoir comment nous pouvons vous aider, veuillez consulter notre site web et découvrir tous les services que nous proposons. Nous ne nous contentons pas de créer et d'immatriculer des sociétés ; nous accompagnons activement les entrepreneurs dans le développement de leurs activités et veillons à leur conformité permanente avec la législation et la réglementation néerlandaises. De plus, nous pouvons vous assister pour toutes vos questions fiscales. N'hésitez pas à nous contacter à tout moment ; nous serons ravis de vous présenter plus en détail nos services.

RésuméAux Pays-Bas, une coentreprise prend généralement l'une des deux formes suivantes : une JV contractuelle (régie exclusivement par un accord de coopération) ou un JV en actions (constituer une entité juridique distincte, généralement une Dutch BVBien que la structure de société à responsabilité limitée (BV) soit privilégiée pour sa responsabilité limitée et son image professionnelle, le succès de toute coentreprise repose sur l'accord de coentreprise. Ce document doit définir clairement le partage des bénéfices, le pouvoir de décision, la propriété intellectuelle et les stratégies de sortie afin d'éviter les blocages et de protéger les intérêts individuels de chaque partenaire.

CaractéristiqueJoint-venture contractuelleCoentreprise à participation (BV)
Statut légalPartenariat par accordEntité juridique distincte (BV)
ResponsabilitéSouvent illimité/personnelLimité aux actifs de la société
Vitesse d'installationTrès rapide (sur contrat)Nécessite une certification notariale et une inscription au KvK.
ImpositionLes bénéfices sont reversés aux associésSoumis à l'impôt sur les sociétés
Idéal pourProjets à court terme/à faible risqueCroissance et développement à long terme

Qu'est-ce qu'une joint-venture ?

Aux Pays-Bas, il existe de nombreuses façons de créer une entreprise. Vous pouvez vous lancer en indépendant (eenmanszaak), vous associer avec des amis ou des collègues dans le cadre d'une société en nom collectif (vennootschap onder firma ou VOF), ou encore créer une société à responsabilité limitée (besloten vennootschap ou BV). Pour de nombreux entrepreneurs étrangers, la BV est la forme juridique privilégiée car elle protège le patrimoine personnel et offre une reconnaissance officielle. Cependant, il peut être judicieux, dans certains cas, de s'associer. Cela permet de bénéficier d'avantages tels que le partage des ressources, la mise en commun des compétences ou l'association des connaissances locales et de l'expérience internationale ; c'est là qu'intervient la coentreprise (JV). Une JV n'est pas une forme juridique spécifique ; il s'agit plutôt d'un accord commercial entre deux ou plusieurs parties qui conviennent de collaborer, de partager les bénéfices et les risques, et qui créent souvent une structure ou une structure contractuelle distincte pour mener à bien un projet. 

Il peut s'agir d'une solution temporaire, par exemple pour lancer un nouveau produit, importer des marchandises ou gérer une activité commune. Vous pouvez aussi décider de pérenniser votre coentreprise, selon vos objectifs. Si vous envisagez de créer une coentreprise aux Pays-Bas, il est judicieux de bien comprendre le cadre juridique avant de vous engager. Quelle structure choisir ? Comment répartir les bénéfices et les pertes ? Qui est responsable de quoi ? Comment fonctionnent la fiscalité et la responsabilité ? Cet article vous guidera à travers tous les aspects juridiques importants pour vous aider à comprendre ce qu'est une coentreprise et comment la créer correctement, en évitant les pièges courants et en respectant la législation néerlandaise.

Pourquoi choisir une coentreprise

Il existe plusieurs façons de collaborer avec d'autres chefs d'entreprise en dehors d'une coentreprise. Vous vous demandez peut-être pourquoi ne pas simplement créer une nouvelle entreprise ou fusionner. C'est une excellente question ; cependant, une coentreprise peut s'avérer judicieuse pour de nombreuses raisons. Notamment si vous souhaitez pouvoir changer d'avis, partager les risques ou bénéficier de l'expertise de professionnels dont vous ne disposez pas. Avant tout, une coentreprise vous permet de partager l'ensemble des responsabilités liées à la gestion de l'entreprise. Créer une entreprise, surtout à l'étranger, demande du temps, de l'argent et des efforts. Vous pouvez mutualiser vos ressources en collaborant avec un partenaire, qu'il s'agisse d'un entrepreneur local connaissant le marché ou la législation néerlandaise, ou d'un autre entrepreneur international dont les compétences complètent les vôtres. Cela réduit vos risques personnels et opérationnels tout en augmentant votre potentiel. Ensuite, vous pouvez tirer parti des forces de chacun. Vous avez peut-être des contacts pour acheter des produits à l'étranger, mais vous ne connaissez peut-être pas grand-chose aux réglementations d'importation, aux taxes ou aux exigences des entreprises aux Pays-Bas et dans l'UE. Votre partenaire, quant à lui, possède peut-être une solide connaissance du secteur. Une coentreprise permet de tirer parti des compétences de chacun. Par exemple, vous pouvez gérer l'approvisionnement tandis qu'ils s'occupent de la conformité, et vous pouvez gérer le marketing tandis qu'ils s'occupent de la distribution.

Troisièmement, une coentreprise vous offre une grande liberté, un avantage recherché par de nombreux chefs d'entreprise. Vous pouvez convenir de collaborer sur un projet précis, comme l'approvisionnement d'une cargaison, le lancement d'un nouveau produit ou l'entrée sur un nouveau marché. Une fois le projet terminé, vous pouvez dissoudre la coentreprise, partager les bénéfices et reprendre vos activités respectives. Si tout se déroule bien, vous pouvez également transformer la coentreprise en une véritable entreprise. Quatrièmement, et c'est un point souvent négligé, une coentreprise peut renforcer la confiance et l'engagement sans pour autant fusionner tous les aspects. Vous conservez l'identité de votre entreprise tout en collaborant étroitement avec d'autres. Cette formule est particulièrement utile si vous ou votre partenaire possédez d'autres entreprises, avez des idées différentes ou souhaitez séparer vos finances et vos affaires juridiques. Cela étant dit, une coentreprise ne fonctionne correctement que si chacun connaît dès le départ son rôle, ses responsabilités et les attentes. C'est pourquoi il est essentiel de choisir la structure juridique adéquate et de rédiger un contrat solide.

Choisir la structure juridique adaptée à votre coentreprise

L'une des premières questions juridiques auxquelles vous devez répondre lorsque vous créez une coentreprise aux Pays-Bas est : comment fonctionnera ce partenariat ? Une coentreprise (JV) n'est pas une forme juridique en soi ; il s'agit d'un choix de collaboration. Vous pouvez soit créer une coentreprise en signant un contrat, soit créer une société distincte, généralement une BV. La coentreprise contractuelle est l'option la plus simple. Vos entreprises respectives collaborent selon un accord écrit. Cette solution offre une certaine flexibilité, mais comporte également un risque personnel plus élevé. Selon la répartition des obligations, chaque partenaire peut rester entièrement responsable des dettes de l'entreprise. En revanche, la création d'une BV (société à responsabilité limitée) pour la coentreprise présente des avantages indéniables : elle protège vos finances personnelles des risques liés à l'entreprise et la BV devient la représentation officielle du partenariat. 

Les entrepreneurs étrangers apprécient les BV néerlandaises en raison de la simplicité de la législation, des exigences minimales en capital initial et de la possibilité pour les associés de conserver le contrôle grâce à des accords et des statuts. Il arrive que des partenaires débutent par un contrat, puis transforment leur coentreprise en BV lorsque l'activité se développe. Cette approche peut s'avérer judicieuse et économique. Aux Pays-Bas, il existe différentes formes de partenariats, comme la VOF (société en nom collectif) ou la Maatschap (société professionnelle). Si leur création peut être moins coûteuse, elles impliquent une responsabilité personnelle illimitée, ce qui peut poser problème lorsque des fondateurs étrangers sont impliqués ou lorsque la coentreprise risque de perdre de l'argent. La meilleure décision pour votre entreprise dépend de vos objectifs : souhaitez-vous travailler sur un projet à court terme ou développer votre entreprise sur la durée ? Êtes-vous prêt à prendre des risques importants ? Quel niveau de pouvoir chaque associé souhaite-t-il ? Consulter un avocat dès le début vous permettra d'éviter des modifications coûteuses ultérieurement.

évasion fiscale aux Pays-Bas

Clauses clés d'un accord de coentreprise

Quelle que soit la structure choisie, l'élément central de votre coentreprise est l'accord de coentreprise. Ce document définit précisément vos modalités de collaboration, non seulement en période faste, mais aussi face aux difficultés. Il doit décrire la contribution de chaque partie, qu'il s'agisse de capitaux, d'équipements, de connaissances, de contacts ou d'accès à un marché. Il doit également aborder la répartition des bénéfices : qui reçoit quel pourcentage et à quel moment les bénéfices peuvent-ils être versés ? Nombreux sont les associés qui négligent ce point au départ, or les malentendus à ce sujet constituent l'une des principales causes de conflits au sein des coentreprises. La prise de décision est un autre élément clé. Qui contrôle les opérations quotidiennes ? Quelles décisions requièrent un vote unanime ? L'un des associés doit-il disposer d'un droit de veto pour protéger ses intérêts ? 

En résumé, définir des règles claires dès le départ permet généralement d'éviter les conflits de pouvoir ultérieurs. Cela signifie que l'accord doit également inclure des modalités de sortie. Que se passe-t-il si un associé souhaite se retirer ? Peut-il vendre ses parts à un tiers ? Les associés restants bénéficient-ils d'un droit de préemption ? De plus, un accord de coentreprise solide vous prépare, ainsi que vos partenaires potentiels, à des situations plus délicates telles que des litiges, des blocages ou tout simplement le non-respect des obligations d'un associé. Dans la plupart des cas, les clauses de médiation et d'arbitrage sont des outils précieux pour résoudre les problèmes à l'amiable. Un autre facteur crucial est la répartition de la propriété des actifs et autres éléments tels que la propriété intellectuelle. Par exemple, si vous lancez un produit ensemble, à qui appartiennent la marque, le fichier clients ou toute nouvelle technologie créée dans le cadre de la coentreprise ? Des accords clairs préviennent les conflits en cas de dissolution de la coentreprise. Plus l'accord est précis, plus la coopération sera harmonieuse, car chaque partie connaîtra précisément ses droits et obligations.

Conformité réglementaire et administrative

Une fois que vous avez défini le fonctionnement de votre coentreprise, certaines démarches officielles sont incontournables aux Pays-Bas. Tout d'abord, la coentreprise doit être enregistrée auprès de la Chambre de Commerce néerlandaise (KvK) si elle exerce ses activités en tant qu'entité juridique ou sous son propre nom. Cet enregistrement lui attribue un numéro KvK et, le cas échéant, un numéro de TVA intracommunautaire (BTW). Les entrepreneurs étrangers supposent parfois que le partenaire néerlandais peut gérer seul toute l'administration, mais les deux parties sont responsables de l'enregistrement et des déclarations en vigueur. Si votre coentreprise se livre à du commerce international, vous aurez peut-être également besoin d'un numéro EORI pour les douanes. Lorsque vous vendez des produits ou des services au sein ou en dehors de l'UE, cela implique généralement de facturer la TVA, de déposer des déclarations de TVA et de tenir une comptabilité rigoureuse. 

N'oubliez pas que le droit néerlandais exige une transparence totale de votre part et de celle de vos associés, surtout en cas de contrôle partagé entre plusieurs propriétaires. Si l'un des associés gère les finances, convenez dès le départ d'un accès partagé aux relevés bancaires et aux outils comme le logiciel de comptabilité : cela instaure la confiance et évite les mauvaises surprises. Selon votre secteur d'activité, des réglementations supplémentaires peuvent s'appliquer. Pensez par exemple aux importations alimentaires, aux exportations de technologies, aux services financiers, à la logistique ou à la santé. Certaines activités requièrent des permis ou certifications spécifiques, et une coentreprise qui les ignore s'expose à des retards, voire à des amendes. Un conseil : avant de vous lancer, dressez une liste exhaustive de toutes les obligations légales de l'entreprise. Quelques heures de préparation vous épargneront des mois de stress.

Ce que vous devez savoir sur la responsabilité, le capital et le risque 

Une coentreprise peut être prometteuse, mais elle comporte aussi des risques. C'est pourquoi il est crucial de bien définir les responsabilités de chacun. Si la coentreprise opère via une BV (société à responsabilité limitée), la responsabilité incombe généralement à la société et non aux fondateurs. C'est précisément le principe de la responsabilité limitée : protéger son patrimoine personnel en cas de difficultés. Toutefois, le droit néerlandais exige des dirigeants qu'ils agissent de manière responsable. Si la BV rencontre des difficultés en raison d'une mauvaise gestion manifeste, les dirigeants, y compris les fondateurs étrangers, peuvent être tenus personnellement responsables. Les apports en capital constituent un autre point essentiel. Un associé peut investir des fonds, tandis que l'autre fournit du matériel, des brevets ou de la main-d'œuvre. 

Toutes les contributions doivent être évaluées équitablement et consignées par écrit. Que se passe-t-il si la coentreprise a besoin de fonds supplémentaires ultérieurement ? Chaque associé investira-t-il davantage en fonction de son pourcentage, ou un associé peut-il augmenter sa participation en investissant davantage ? Définir ces règles dès le départ garantit l’équité, car le risque ne se limite pas à l’aspect financier. Il peut également concerner la réputation, le temps et/ou les risques juridiques. Un associé en charge des tâches opérationnelles peut logiquement être exposé à davantage de risques au quotidien. Dans ce cas, il peut être judicieux d’équilibrer l’accord en renforçant les pouvoirs de décision ou en accordant une part plus importante des bénéfices potentiels. L’objectif principal est simple : veiller à aligner les risques et les récompenses afin que chacun soit incité à protéger l’entreprise.

Comment le contrôle et la prise de décision sont organisés dans une coentreprise

De nombreuses coentreprises débutent dans l'enthousiasme et l'optimisme. Tout le monde est motivé, tout le monde est d'accord… jusqu'à ce qu'il faille prendre la première décision importante. La gouvernance peut paraître un terme savant, mais elle désigne simplement la manière dont les décisions sont prises et qui est responsable de quoi. Certains fondateurs privilégient un modèle très égalitaire : chaque décision requiert l'accord de tous les associés. Ce modèle peut convenir aux petits projets, mais il peut aussi ralentir considérablement le processus si les opinions divergent. Une approche plus pragmatique consiste à répartir les responsabilités. Un associé peut gérer les décisions opérationnelles, comme le recrutement, les achats et la logistique, tandis que l'autre se concentre sur la stratégie et les finances. 

Vous pouvez également mettre en place une structure de supervision avec un conseil d'administration ou des réunions régulières entre associés. Si vous optez pour une société à responsabilité limitée (SRL), les droits de vote peuvent être liés à la détention d'actions, mais vous pouvez aller plus loin en attribuant certains droits de veto dans le pacte d'actionnaires. Concrètement, cela signifie que les décisions concernant les emprunts, la vente d'actifs ou la réorientation stratégique de l'entreprise peuvent nécessiter l'approbation des deux associés. Gardez à l'esprit que les conflits sont fréquents dans l'entrepreneuriat. L'important est de disposer d'une procédure pour les résoudre. Certaines SRL intègrent un mécanisme de résolution des conflits : médiation en premier lieu, arbitrage ensuite, et option de rachat en dernier recours. Lorsque les règles sont claires pour tous, les discussions restent constructives et non émotionnelles. L'idéal est de privilégier, au sein d'une SRL, les idées fortes plutôt que la voix la plus forte.

Propriété intellectuelle, confidentialité et propriété des actifs

Dans de nombreuses coentreprises, les atouts les plus précieux ne sont ni les machines ni les stocks, mais les idées. Un partenaire peut apporter une formule de produit exclusive, un logiciel ou une marque forte. L'autre partenaire peut, quant à lui, apporter un réseau de clients, une stratégie marketing ou un savoir-faire exclusif. En l'absence d'un accord clair sur la propriété intellectuelle, la situation peut rapidement se compliquer. Il est donc crucial de déterminer quelle propriété intellectuelle reste la propriété de chaque partenaire, quelle propriété intellectuelle appartient à la coentreprise et comment la nouvelle propriété intellectuelle sera gérée à l'avenir. Voici une manière simple d'y réfléchir :

  • La propriété intellectuelle existante désigne ce que chaque partenaire possédait déjà avant la création de la coentreprise.
  • Une propriété intellectuelle apportée est ce que vous autorisez la coentreprise à utiliser.
  • Une nouvelle propriété intellectuelle est ce qui est créé lors de la coopération par l'un ou les deux partenaires.

L'accord de coentreprise doit préciser si la propriété intellectuelle apportée est concédée sous licence ou transférée à la coentreprise, à quelles conditions et pour combien de temps. Concernant la nouvelle propriété intellectuelle, il est possible qu'elle appartienne à la coentreprise elle-même ou qu'une des parties en soit propriétaire et concède une licence à l'autre. Il n'existe pas de solution universelle, mais tout doit être formalisé par écrit. La confidentialité est l'autre aspect essentiel. Pour collaborer, vous partagerez des informations sensibles telles que les prix, les listes de clients, les processus et peut-être même des secrets commerciaux. Un accord de non-divulgation (NDA) solide ou des clauses de confidentialité strictes dans le contrat de coentreprise protègent ces informations pendant et après la collaboration. Il peut également être judicieux d'inclure des clauses de non-concurrence et de non-sollicitation afin d'empêcher les partenaires d'utiliser les connaissances de la coentreprise pour se concurrencer directement ou débaucher des collaborateurs clés. Des règles claires en matière de propriété intellectuelle et de confidentialité permettent de s'engager pleinement et en toute sécurité dans le projet.

Incidences fiscales et questions transfrontalières

La fiscalité est un aspect essentiel de toute entreprise, et une coentreprise complexifie encore la situation. Les Pays-Bas jouissent déjà d'une excellente réputation internationale grâce à des taux d'imposition des sociétés très compétitifs, de nombreuses conventions fiscales bilatérales et un système juridique et économique stable. En résumé, l'imposition des bénéfices dépend entièrement de la structure juridique de votre entreprise. Par exemple, une BV néerlandaise est soumise à l'impôt sur les sociétés, et les actionnaires doivent payer une seconde imposition lors de la distribution des bénéfices sous forme de dividendes (malgré une exonération de participation). Toutefois, les conventions fiscales permettent souvent de réduire la retenue à la source pour les actionnaires étrangers. Par ailleurs, la réglementation en matière de TVA est également importante, notamment si vous vendez des biens ou des services dans plusieurs pays de l'UE ou hors UE. Votre coentreprise pourrait être tenue de facturer la TVA néerlandaise sur les ventes, de déposer des déclarations de TVA régulières ou de s'immatriculer dans d'autres pays de l'UE lors de ventes transfrontalières. En cas de doute, il est conseillé de consulter un professionnel afin de vous assurer de votre conformité avec la législation néerlandaise.

Si vous importez des marchandises, l'article 23 peut vous permettre de reporter le paiement de la TVA à l'importation au lieu de l'acquitter immédiatement à la frontière. Il s'agit d'un avantage considérable en termes de trésorerie pour les jeunes entreprises. Par ailleurs, si les partenaires sont situés dans des pays différents, des questions de résidence fiscale peuvent se poser : où la coentreprise paie-t-elle ses impôts ? Où se trouve son siège social ? Qui perçoit quelle part des bénéfices ? Ces questions ne sont pas insurmontables ; il suffit d'y répondre clairement en amont. Une brève réunion avec un conseiller fiscal avant le lancement de l'activité permet souvent d'éviter des mois de confusion par la suite. C'est un peu comme doter votre coentreprise d'un passeport fiscal en règle avant son lancement.

Conseils pratiques et quelques pièges courants à éviter

En général, une coentreprise peut être couronnée de succès si elle repose sur un plan solide et de bonnes idées. La plupart des échecs ne sont pas dus à une mauvaise idée, mais plutôt à un manque de clarté des attentes. Une erreur fréquente consiste à démarrer « sur la base de la confiance » et à reporter les démarches juridiques. L'enthousiasme est palpable, et la coentreprise se lance sans accord définitif. Puis, lorsque les fonds arrivent (ou non), les désaccords surgissent. Pour éviter cela, il est essentiel d'aborder les sujets délicats dès le départ : les modalités de sortie, le partage des bénéfices, la prise de décision et les conséquences du retrait d'un associé. Un autre problème fréquent est le déséquilibre des efforts. Un associé peut effectuer la majeure partie du travail quotidien tandis que l'autre profite principalement des résultats. Si cet équilibre n'est pas prévu dans l'accord, la frustration s'installe. Pour l'éviter, il est important de clarifier les rôles, les responsabilités et la rémunération : par exemple, en fixant des honoraires de gestion pour l'associé en charge des opérations, ou en ajustant la répartition des bénéfices au fil du temps.

Une troisième erreur consiste à négliger la fiscalité et la conformité. Certains entrepreneurs pensent que « le comptable s'en chargera plus tard ». Or, si la structure de la coentreprise est floue ou si les enregistrements et les licences ne sont pas en règle, vous risquez de rencontrer des difficultés avec l'administration fiscale néerlandaise ou la Chambre de commerce. Corriger tout cela a posteriori est souvent bien plus coûteux que de bien faire les choses dès le départ. Enfin, de nombreux associés oublient d'anticiper la réussite comme l'échec. Imaginez que la coentreprise se développe plus vite que prévu. Et si vous souhaitez la vendre ? Que se passe-t-il si un associé veut se retirer tandis que l'autre veut continuer ? Ce sont des questions importantes. C'est pourquoi, intégrer des options flexibles, comme des clauses de rachat, des méthodes d'évaluation et des échéanciers clairs, permet de transformer les imprévus en étapes gérables plutôt qu'en crises.

Pensez-vous qu'une coentreprise soit une option qui vous convienne ? Intercompany Solutions peut vous aider dans le processus d'établissement

Créer une coentreprise aux Pays-Bas peut être une solution judicieuse pour mutualiser les connaissances, partager les risques et aborder le marché avec plus d'assurance, mais cela exige une planification rigoureuse. Il est essentiel de prendre en compte certains points pour garantir un avenir prometteur et fructueux. Vous devez choisir la structure appropriée, définir des aspects tels que la gouvernance, protéger votre propriété intellectuelle et veiller à la bonne gestion des obligations fiscales et juridiques. Pourquoi ? Parce que cela vous évitera bien des soucis par la suite. 

Avec un accord solide et une communication claire, une coentreprise peut devenir bien plus performante que ce que chaque partenaire pourrait construire seul. Si vous souhaitez bénéficier d'une aide fiable pour la mise en place de votre coentreprise, par exemple pour la création d'une BV néerlandaise, les formalités d'immatriculation, la rédaction des contrats, la gestion de la TVA et le suivi administratif, notre équipe est là pour vous accompagner à chaque étape. Vous pouvez ainsi vous concentrer sur votre partenariat et votre projet, et nous nous chargeons de tout le reste : conformité avec la législation néerlandaise et organisation optimale. C'est ainsi que votre coentreprise démarre avec ambition et des bases solides pour la réussite.

Les nombreux services que nous pouvons vous offrir

Intercompany Solutions Nous avons accompagné des centaines d'entrepreneurs étrangers de plus de 50 nationalités différentes. Notre clientèle s'étend des petites entreprises individuelles aux multinationales, et bien plus encore. Nos procédures sont spécifiquement conçues pour les entrepreneurs étrangers ; nous connaissons donc les solutions les plus pratiques pour vous accompagner dans la création de votre entreprise. Nous pouvons prendre en charge l'intégralité du processus d'immatriculation aux Pays-Bas, soit directement, soit par l'intermédiaire de partenaires de confiance avec lesquels nous collaborons étroitement.

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  • Assistance au démarrage
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  • Services administratifs
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Que vous souhaitiez créer une coentreprise, une BV néerlandaise ou toute autre structure, nous sommes là pour vous accompagner. Nous prenons en charge l'intégralité des démarches d'immatriculation et de constitution, et vous assistons également dans la gestion courante. Notre équipe possède une longue expérience dans l'accompagnement d'entrepreneurs étrangers pour la création et le développement de leur entreprise aux Pays-Bas. Contactez-nous : nous vous expliquerons précisément vos besoins et comment nous pouvons vous aider !

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