Érosion de la base d'imposition et transfert de bénéfices (BEPS)

L'adhésion de la Hollande à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une condition préalable à sa participation active au projet de l'OCDE de lutte contre le transfert de bénéfices et l'érosion de la base (BEPS). Un accord a été conclu concernant le BEPS au sein de l'OCDE et tous les membres sont engagés dans sa mise en œuvre. Par conséquent La Hollande promulguera une législation en conséquence.

Grâce à son soutien au projet, le pays a modifié le régime de la boîte à innovation dans sa législation fiscale, en vigueur depuis le 1st de janvier, 2017. La Hollande a adopté ce que l'on appelle l'instrument multilatéral, quelles que soient ses réserves sur des points particuliers.

Documentation de prix de transfert et rapports CbC, fichiers maître et locaux

Le paquet de mise en œuvre de l'OCDE sur les déclarations pays par pays (CbC) est un exemple de législation relative au BEPS. Les exigences de déclaration sont principalement destinées à être utilisées à des fins d'évaluation des risques par les autorités fiscales des pays participants.

Selon le rapport de l'OCDE, les entreprises multinationales (EMN) dont le chiffre d'affaires est ≥ 750 millions d'euros devront soumettre des déclarations pays par pays dans les États où résident leurs sociétés mères ultimes. Les autorités fiscales locales échangeront ensuite les informations obtenues avec les autorités des autres pays concernés participant à l'accord pour l'échange mutuel de ces rapports.

En outre, le rapport final de l'OCDE exige que chaque entreprise de l'EMN conserve un fichier local et maître dans son service administratif. Les fichiers maîtres contiennent des informations sur les prix de transfert dans toute l'entreprise et les fichiers locaux présentent les transactions de l'entreprise locale au sein de l'entreprise. Toutes les informations rapportées doivent rester strictement confidentielles et ne seront pas accessibles au public.

Pays-Bas

La Hollande a adopté une législation qui met en œuvre le paquet de déclaration des pays par pays et correspond aux méthodes et au système qui y sont prescrits. En outre, les entreprises néerlandaises dont le chiffre d'affaires total est ≤ 50 millions d'euros sont également tenues de conserver les fichiers maître et locaux.

Comme indiqué ci-dessus, seules les sociétés mères des entreprises multinationales sont tenues de déposer des déclarations pays par pays. Toute entité néerlandaise incluse dans une entreprise multinationale dont le chiffre d'affaires est égal ou supérieur à 750 millions d'euros est tenue d'envoyer une notification à l'administration fiscale spécifiant si le substitut ou l'entité mère ultime soumettra le rapport CbC. Alternativement, il doit indiquer quelle entité soumettra le rapport et où il réside aux fins du paiement des impôts. La date limite d'envoi de cette notification est fixée à la fin de l'exercice.

En outre, les sociétés néerlandaises tenues de déposer des déclarations pays par pays doivent les soumettre au plus tard douze mois après la fin de l'exercice. Les fichiers maître et local doivent être mis à disposition des services administratifs des entreprises avant la date limite de remise des déclarations fiscales.

Directive contre les pratiques d'évasion fiscale

En juillet 2016, l'Union européenne a adopté la directive 2016 / 1164 établissant des règles contre les pratiques d'évasion fiscale qui affectent directement le fonctionnement du marché intérieur. Il comprend plusieurs mesures pour lutter contre l'évasion fiscale. Ceux-ci sont liés à l'imposition à la sortie, à la déductibilité des intérêts, à la lutte contre les abus et aux sociétés étrangères contrôlées.

La directive prévoit également des règles pour remédier aux disparités entre les États membres (EM) de l'UE résultant de l'utilisation d'entités ou d'instruments hybrides. Ses dispositions doivent être transposées à tous les États membres à partir de décembre 31, 2018 et appliquées à partir de janvier 1, 2019. Il existe une exception concernant la règle d'imposition à la sortie, qui sera transposée à partir de décembre 31, 2019 et appliquée à partir de janvier 1, 2020. En tant que EM de l'UE, la Hollande est également tenue de mettre en œuvre la directive.

Zone euro-Sepa
En plus des dispositions de la directive du Conseil (UE) 2016 / 1164, la CE a proposé des règles pour les disparités entre les États membres et les pays tiers dans son plan de réforme fiscale européenne. La directive (UE) 2017 / 952 du Conseil modifiant la directive (UE) 2016 / 1164 en ce qui concerne les asymétries hybrides avec les pays tiers a été adoptée le 29 mai 2017. On ne sait toujours pas comment la Hollande mettra en œuvre les deux directives.

Projet d'assiette commune consolidée pour l'impôt sur les sociétés (ACCIS)

La proposition de réforme fiscale de la Commission comprend une ACCIS obligatoire pour les États membres, à compter de 2021. Ce projet est très similaire à une proposition de 2011 pour l'introduction de l'ACCIS. Son objectif est de parvenir à une harmonisation de la fiscalité des entreprises dans l'UE et de fournir une formule de répartition des revenus des sociétés entre les États membres. Le projet ACCIS a une approche en deux étapes. La première étape proposée consiste à introduire une assiette commune pour l'impôt sur les sociétés à partir de 2019. L'objectif est d'aligner le calcul du CTB entre les États membres.

Il reste à voir si les États membres approuveront les propositions relatives à l'assiette de l'impôt sur les sociétés et quand et comment elles seront mises en œuvre au niveau de l'UE, conduisant ainsi à une nouvelle législation néerlandaise. En tout état de cause, le CTB est un sujet de discussion sérieux en matière de fiscalité dans l'UE.

les aides d'État

Les CE ont récemment ouvert une enquête pour savoir si des accords fiscaux entre les entreprises et les autorités nationales violent les dispositions de l'UE en matière d'aides d'État. Les CE sont déjà parvenues à la conclusion que certaines des décisions fiscales représentent des aides d'État illégitimes. Une telle conclusion a également été tirée au sujet d'une décision fiscale en Hollande. Le gouvernement de l'État a fait appel de cette décision devant la CJCE.

Il est prévu que la CE examinera également d'autres accords fiscaux. Néanmoins, la Commission a spécifiquement souligné qu'aucune irrégularité systématique n'est attendue avec les rescrits fiscaux en Hollande. Le gouvernement du pays est d'avis que la pratique générale des décisions fiscales exclut les aides d'État, à condition que les décisions soient conformes à la législation fiscale nationale. Les décisions fiscales visent à fournir une certitude avancée aux contribuables.

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